Le massacre de Sabra et Chatila, 30 ans plus tard.

Il y a 30 ans jour pour jour, le massacre de Sabra et Chatila fût révélé au monde entier. Un massacre qui fût entre 2.000 et 3.500 victimes civiles palestiniennes.

Qu’est-ce qui a déclenché ce massacre ?

Le chef des Phalanges élu président du Liban le 23 août 1982, Béchir Gemayel, alliés de l’armée israélienne depuis le début de son invasion du Liban, le 6 juin, meurt sous les décombres d’un immeuble détruit par 50 kg de TNT. Cet assassinat à l’instigation des Syriens, conduit les miliciens ivres de vengeance à tuer tous ces innocents dans l’indifférence générale. Entre 2.000 et 3.500 personnes seront exécutées ou vont disparaître. Des femmes sont violées, des enfants et des vieillards abattus, des hommes emportés vers des destinations inconnues.

Les grandes villes libanaises tels que Beyrouth, Tyr, Sidon etc. sont bombardées avec une rare violence durant 88 jours avec du napalm, phosphore, missiles etc. par l’armée israélienne et se sont conclus par le retrait de Beyrouth, le 1er septembre, de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine). Les États Unis avaient supervisés ce retrait et promis à l’OLP que les populations palestiniennes seraient protégées, promesse qui ne fût pas tenue.

Dans la nuit du 14 au 15 septembre, le chef d’état-major israélien rencontre les chefs chrétiens à Beyrouth. Le 15 au matin, israel envahit la ville et le 16, les miliciens chrétiens entrent dans les camps palestiniens pour commettre ce massacre, l’aviation israélienne éclairera les lieux pour les aider.

« IL N’EN RESTERA AUCUN » (discussion entre Sharon et Draper publié dans le journal Le Monde)

Sharon préfère ne pas laisser d’ambiguïté : « Bon, alors, Fakhani, Sabra, Chatila, Bourj el-Barajneh… » Il nomme les lieux où, entre-temps, devra se mener la traque aux « terroristes ».
Draper : « Des gens hostiles diront que Tsahal reste à Beyrouth pour permettreaux Libanais de tuer les Palestiniens dans les camps. »
Sharon : « Alors on va les tuer, nous. Il n’en restera aucun. Vous ne sauverez pas (…) ces groupes du terrorisme international. »
Draper : « Nous ne sommes intéressés à sauver aucun de ces gens. »
Sharon : « Si vous ne voulez pas que les Libanais les tuent, nous les tuerons. »
L’ambassadeur Draper réitère alors la « position de gouvernement : on veut que vous partiez. Laissez faire les Libanais ». Le retrait israélien débutera trois jours plus tard.

Ce vendredi 17 verra le pire du massacre. Il n’y avait dans les deux camps ni 2 000, ni 1 000, ni 500 « terroristes » : les forces de l’OLP avaient bel et bien évacué Beyrouth. Après une seconde nuit de terreur, les phalangistes se retirent le samedi matin. Informé par son émissaire, l’ambassadeur Draper écrit à Ariel Sharon : « C’est horrible. J’ai un représentant dans les camps qui compte les corps. Vous devriez avoir honte. » Le président Reagan tancera le premier ministre, Menahem Begin, en des termes d’une inhabituelle virulence.

Petite vidéo de 9 minutes expliquant le contexte de l’époque.
http://www.dailymotion.com/video/x3ubog_1982-massacre-de-sabra-et-chatila_news

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